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Témoignage d'intervenants ABA - Liane Koegler

Liane Koegler est étudiante en Master de Psychologie à l'Université de Strasbourg

Le samedi 14 février 2009 :

Suite 5 mois plus tard...

Finalement je ne suis pas encore partie pour Lille, j'ai remis ça à l'année prochaine. Je profite donc de cette année pour continuer ma formation pratique à l'ABA ! Je fais une vingtaine d'heures d'intervention par semaine, et je travaille avec quatre enfants différents.

Depuis cinq mois je découvre encore d'autres facettes du traitement ABA, je vois comment cela peut s'appliquer concrètement pour des enfants très différents entre eux.

Je constate aussi que d'intervenir en binôme une demi-journée par semaine comme je le faisais l'an dernier est bien différent que de voir l'enfant plusieurs fois par semaine en individuel. J'aime être seule avec l'enfant car cela me permet d'établir une relation plus privilégiée avec chacun et d'organiser la séance à mon rythme. Pourtant être deux a bien des avantages. Certains exercices ne peuvent tout simplement pas être pratiqués seul, comme par exemple rapporter un message à quelqu'un, ou apprendre à l'enfant à nous appeler quand il a fini une tâche. De plus, à deux, les gestes "inadaptés" de l'enfant sont mieux maîtrisés (la personne placée derrière l'enfant peut facilement bloquer les mains de l'enfant qui veut les mettre en bouche ou dans son nez, l'empêcher d'enlever ses chaussons ou le faire rester bien assis). Les guidances physiques sont aussi plus rapides, efficaces et l'enfant continue de regarder l'intervenant assis en face de lui, celui qui lui a posé la consigne. C'est pour cela que j'ai hâte qu'un centre ABA67 puisse s'ouvrir rapidement ! Cela nous permettrait d'être plus nombreux autour des enfants, de pouvoir faire plus de roulements pendant la journée afin d'être plus efficaces. De plus tout le matériel nécessaire serait réuni en un même lieu, offrant ainsi un environnement riche et adapté à chacun. Un autre avantage non négligeable serait la présence de Mélanie, la psychologue, à nos côtés. En effet, elle pourrait ajuster régulièrement les programmes, et voir plus vite ce que nous faisons parfois de travers sans nous en rendre compte!

Chaque enfant travaille avec ses parents, plusieurs intervenants et Mélanie. On remarque souvent que nous n'obtenons pas toujours les mêmes résultats. Il semble que certains sont plus exigeants que d'autres, ou parfois même que l'enfant adapte son comportement à la personne qu'il a en face de lui ! Nous faisons tous la même chose (travailler les programmes en acquisition), mais chacun de notre manière !

Nous avons tous un même objectif, faire progresser l'enfant.

A chaque séance avec l'enfant, nous remplissons une feuille de cotation : on note pour chaque programme, chaque exercice, si l'enfant l'a réalisé seul ou s'il a eu besoin d'une guidance. En général on travaille sur une bonne vingtaine de programmes et pour remplir la feuille de cotation il faut faire en moyenne dix fois chaque programme. L'équipe essaye de remplir une feuille entière par jour par enfant. L'enfant ne travaille pas une journée entière avec un même intervenant, nous continuons donc la même feuille et c'est là qu'apparaissent les petits conflits... Et oui, chacun a ses préférences au niveau des programmes ! Et surtout il y a toujours des programmes moins sympas à travailler ! Résultat, si chacun ne s'oblige pas à travailler tous les exercices au même rythme, ceux qui doivent finir une grille de cotation râlent !

Voici quelques exemples de programmes que je ne porte pas dans mon coeur (bien que j'ai totalement conscience de leur importance !) :

  • le chainage du collage : surtout au début, lorsqu'il fallait tout guider, empêcher l'enfant de mettre le tube à la bouche et coter en même temps ! (il valait mieux le faire juste avant de se laver les mains, et ne pas le renforcer en lui donnant un bout de chips de nos doigts tout collants !)
  • le "la" : non il ne s'agit pas de la note de musique (bien que grâce aux enfants j'apprends moi aussi à jouer du piano), mais du son "la" à faire répéter. Vous n'y avez peut être jamais songé, mais faire un "l" nécessite un mouvement de langue très précis, et surtout vraiment pas facile à guider ! Voici comment nous avons tenté de faire dire des "L" à un enfant :
    • 1ère étape : tirer la langue sur imitation
    • 2ème étape : rabattre sa langue sur la lèvre supérieure en imitation (un grand merci à cette fameuse pâte à tartiner au chocolat qu'on appliquait sur la lèvre !)
    • 3ème étape : rabattre la langue contre les dents (toujours merci N*****a !) Ensuite le but était de ramener la langue derrière les dents... Mais on n'y est pas encore arrivés, le programme a été mis de côté, on s'y remettra bientôt
  • le "e" : aussi en imitation, la consigne étant "dis e". Le problème pour cet exercice est que tous les intervenants n'entendent pas pareil ! Moi j'entends souvent des "e" ressemblant à des "u", donc je ne renforce pas et attends un "vrai e". Mais pour d'autres, ce "e" que j'entends "u" est un vrai "e" ! Bref la discrimination auditive c'est pas évident ! (le problème peut aussi se poser dans le sens inverse : demander un "u" et entendre un "e" !)
  • le chasse neige : heureusement non cet exercice ne se fait pas sur les pistes (heureusement car je ne suis pas douée en ski !), mais c'est un travail d'imitation demandé par la maman d'un enfant qui partait une semaine au ski. Pour cela il faut que l'enfant mette les pieds en dedans, se baisse légèrement et mette les mains sur les cuisses, bref tout un programme !
  • ramper : l'AVS de l'enfant ayant rapporté que lors des parcours moteurs proposés à l'école il avait du mal à ramper, un programme spécifique a été mis en place. Il s'agissait de faire ramper l'enfant sous son lit ou sous une corde. Lorsque j'ai commencé à intervenir avec cet enfant, le programme était bien avancé, mais il continuait à trainer un peu, et à lever le postérieur. Une fois de plus ce n'était pas simple à guider ! Une petite astuce était de lui montrer un petit bout de chips afin de le motiver à aller plus vite !

Heureusement il y a aussi beaucoup de programmes plus simples à guider et que je trouve plus sympa, comme les constructions (reproduire un modèle avec des légos ou blocs de bois), le jeu "qui-est-ce" (permet d'apprendre à poser des questions et de prendre en compte la réponse donnée), tout ce qui est graphique (selon le niveau, cela va de copier un simple trait horizontal à écrire son prénom dans un cahier), sauter à cloche pied par-dessus un obstacle, le moment des comptines...

J'apprécie aussi beaucoup la pêche aux canards ! Pas besoin d'aller dans une fête foraine, par jour de pluie, c'est ce qu'on propose parfois aux enfants au beau milieu du salon ! Les nouveaux intervenants sont parfois étonnés quand ils constatent qu'ils ont plus de difficulté que l'enfant !

Le travail des demandes est aussi fort plaisant, bien que parfois complètement épuisant ! Il s'agit de proposer des choses à l'enfant et de lui faire demander l'objet ou l'activité avant de lui donner. Il est étonnant de voir ce petit bout de chou tout svelte faire une dizaine de tentatives avant de parvenir à prononcer correctement le mot "gâteau" sans se décourager, et recommencer tout de suite après ! Là où les choses deviennent plus sportives, c'est quand ils nous demandent à être portés ("porte" ou "cheval"), parce que pareil, ils sont capables de le demander dix fois de suite !

Etant une fana des vides-greniers, l'été dernier je suis partie à la chasse aux bonnes affaires pour l'association. C'était vraiment sympa ! Je cherchais du matériel pour certains programmes (jeux de constructions, boîtes à formes, encastrements, puzzles..), de quoi diversifier les activités extérieurs (petits buts, trottinette), des livres, des jeux de société et des renforçateurs ! De quoi allier l'utile à l'agréable ! Puisque je dépensais l'argent de l'association (à coup de 50 centimes !), j'essayais toujours de négocier un maximum. Une fois, j'ai expliqué que le livre en question allait être utilisé par de jeunes enfants atteints d'autisme, et alors le vendeur l'a gracieusement offert ! J'ai hâte que la saison des vide-greniers reprenne afin de repartir en mission !

En bref, 5 mois plus tard je demeure pleinement convaincue de l'efficacité du travail que nous menons ensemble au sein de l'équipe avec chacun de ces enfants. Je prends doucement conscience également de l'ampleur de l'investissement que cela demande à tous au quotidien...

  • Aux parents qui même lorsqu'ils sont épuisés de leur journées doivent rester vigilants à ne pas renforcer des comportements problèmes, à garder la force de ne rien lâcher et de continuer à se battre. J'en profite d'ailleurs pour les remercier tous de leur accueil et de leur confiance.
  • Aux intervenants qui chaque jour puisent en eux tout ce qu'ils ont de créativité, d'entrain, de rigueur, de patience et de persévérance.
  • A Mélanie qui reste sans cesse joignable, qui passe des soirées entières à rédiger les bilans, les mises à jours de programmes, à regarder nos vidéos et nous les commenter, à répondre à nos interrogations diverses...

Chacun s'investit à fond dans son rôle et c'est ainsi que les choses avancent !

Un grand merci aux membres de l'association, ceux qui nous soutiennent.

Et pour finir une spéciale ovation pour le super webmaster de ce site qui nous encourage à parler de ce qu'on vit afin de rendre les choses plus concrètes pour ceux qui découvrent à peine l'existence de l'ABA.


(note du webmaster: le webmaster certifie qu'il n'a aucunement utilisé la contrainte ou le kidnapping du nounours préféré de Liane pour obtenir cette phrase !)


Le lundi 25 août 2008 :

Lorsque j'ai commencé ce stage, je n'avais jamais entendu parler de l'ABA.

Lors de la formation initiale, j'ai trouvé ça "bizarre", j'étais un peu sceptique.

Et puis, au fur et à mesure des séances, j'ai été convaincue de l'efficacité de ce traitement. Les progrès sont notables d'une semaine à l'autre. L'enfant acquiert de plus en plus de comportements adaptés et s'ouvre à la communication.

Le souvenir le plus marquant reste encore le soir où en sortant de réunion, alors que je ne l'avais jamais entendu dire un seul mot compréhensible, Aurélien a dit "au revoir" à toute l'équipe pour la première fois.

Durant huit mois je me suis rendue au domicile de l'enfant avec une autre intervenante un après-midi par semaine. Cela demande de la rigueur dans le sens où il faut respecter les principes de l'ABA et les programmes mis en place, mais puisqu'il n'y a pas de solution toute faite à chaque problème, il y a une place importante pour la créativité, l'invention. Chacun arrive à créer une relation particulière avec l'enfant.

Le cadre d'intervention est très ludique, et parfois, en dehors des séances au bureau, lors de parties de chatouilles, je ne sais pas qui rit le plus.

J'ai eu la chance d'accompagner l'enfant à des séances d'équitation, et je vais également avec lui dans un centre aéré, ce qui me permet de constater que les principes de l'ABA sont applicables à toute situation de la vie quotidienne.

Ce stage m'a beaucoup apporté, tant au niveau des connaissances qu'au niveau humain. C'était un réel plaisir que de travailler ainsi en équipe, main dans la main avec les autres intervenants, la psychologue, l'enfant et ses parents.

A présent je sais qu'à mon tour je vais partir suivre le Master d'Analyse Appliquée du Comportement à Lille, à la rentrée prochaine, ou celle d'après. Après avoir vécu cette expérience, après avoir vu les progrès des enfants ainsi que la joie et le soulagement des parents, je n'arrive plus à imaginer faire quelque chose d'autre.

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Le 14 mai 2018 :

Nous sommes actuellement à la recherche de nouveaux intervenants pour subvenir aux nombreuses demandes d'interventions que nous recevons.
Pour de plus amples informations, vous pouvez laisser un message à l'adresse suivante...
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Le 14 mai 2018 :

Prise en charge ABA
A compter de la rentrée de septembre 2018 quelques places se libèrent pour une prise en charge intensive, sur Strasbourg et environs.
Pour toute demande, compléter le formulaire suivant...
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Le 02 avril 2015 :

JOURNÉE DE SENSIBILISATION A L'AUTISME LE 02 AVRIL 2015
Portez des vêtements bleus
A partir de 19H rejoignez-nous devant Rivétoile (côté Parc de l'Étoile) Pour parler de l autisme, avoir des infos, pour sensibiliser...

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